Ma lettre d’amour

Je te dis souvent que je t’aime. Mais je ne te dis pas pourquoi.
L’amour a besoin de mots, il s’en nourrit.

Mais comment mon pauvre langage pourrait-il décrire quelque chose d’aussi viscéral et profond sans sonner bien fade ? Cette lettre je l’ai recommancée et recommancée encore.
Pourquoi est-ce si difficile d’expliquer cet amour que je te porte ?

Tu me rattrapes
Quand je n’arrive pas à trouver les mots

Tu me comprends
Même quand je lutte

Tu me portes
Quand je me brise

Tu m’emportes
Quand j’ai besoin de partir

Toi et moi

Et c’est magique : je n’ai jamais eu peur de toi ! Et pourtant j’ai déjà connu la peur en étant avec d’autres hommes.
Tu n’as jamais essayé de me briser et pourtant d’autres avant toi ont essayé.
Tu ne m’a jamais blessée physiquement et pourtant j’ai souffert des mains d’autres hommes.
Mais il y a tellement plus que ces Jamais !

C’est la façon que tu as de savoir exactement ce que je veux dire, alors que moi-même je ne me comprends pas.
C’est ta façon de me toucher, ta façon de marcher.
C’est le challenge de te voir suivre et réaliser tes pensées et tes rêves secrets.
C’est partager une pizza très tard avec un verre de vin avec toi, sur le canapé.
C’est la part de ridicule et de bêtise que nous partageons ensemble sans en avoir honte.
Ce sont nos réactions communes à des situations qui s’expriment d’un même élan, sans paroles et juste d’un regard partagé.
Ce sont les larmes et la colère que nous réussissons à dépasser.
C’est notre amour de la nature.
C’est toi et moi !

Il y a tellement de choses dont je ne me souviens pas. Il y a des souvenirs qui se sont effacés et des événements qui n’ont pas réussi à vraiment marquer mon esprit. Mais je me souviens de certains dîners tous les deux, où nos têtes marquaient le même rythme en suivant la musique. Je me souviens d’avoir planifié la création d’un projet rien qu’à nous, avec toi au beau milieu d’un parking, tard dans la nuit. Je me souviens de cette fameuse cassette audio que tu m’avais donné qui ne contenait que trois chansons. Je me souviens d’être restée assise tranquillement certains matins à juste te parler, encore et encore. Je me souviens de toi !

Tu connais mon histoire et tu restes. Tu connais mes racines et tu restes. Tu connais ma part de folie et d’ombre et tu restes. Tu connais mes erreurs et mes fautes et tu restes. Je n’ai pas à me cacher de toi.

C’est mon pourquoi ! C’est mon amour pour toi !